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N°1013 - Du 5 au 18 octobre 2012
Événement
Budgets État et Sécu, le tournant politique de François Hollande
À lire
Hôpital, rien ne change.
Zoom - Ils ont dit - chiffres
Commentaires
Il faut sauver le soldat DMP.
Prévoyance
Les chiffres de l'épargne salariale en 2010.
Europe
Union européenne et santé, les chantiers en cours.
Santé
Agences sanitaires : doublons et différents frontaliers !
Une nouvelle feuille de route pour la HAS.
Dossier
Le guide qui fait polémique.
Action sociale
L'ADF demande un nouveau fonds de secours.
Menace sur les aides dans le service à la personne.
Agenda & Livres
 
Edito
Pascal BEAU - Espace Social Européen
Pascal Beau
Directeur d'Espace Social Européen
Pour redresser les comptes, il faut moderniser le système de santé » déclarait il y a quelques jours Marisol Touraine à nos collègues du Figaro. Évidemment, cette tâche sera ardue. Parce qu'historiquement, notre pays s'est échiné à fabriquer des villages « gaulois » pour les professionnels de tout poil, dans tous les coins du système, qui logiquement défend leur pré carré. À cela s'ajoute paradoxalement la plus grande difficulté. Celle des politiques et de leurs séides à cesser de professer une perception erronée des réalités et des potentiels du pays. Dire tantôt, comme le fait la ministre, que l'hôpital est au centre du système, tantôt que c'est le médecin de quartier, étonne. Tout doit désormais partir du patient. Et les acteurs doivent ordonner en conséquence l'ensemble leur mission, leur dynamique. Annoncer, comme le prévoit le PLFSS 2013, la création d'un parcours de santé sans fixer les obligations de changement pour les opérateurs que sont l'État central, les ARS, l'assurance maladie, la HAS, les collectivités locales et le monde des professionnels de santé, établissements hospitaliers y compris, n'a pas beaucoup de sens.

De ce point de vue, le logiciel gouvernemental est inopérant. Une conséquence de la piètre campagne électorale récente où seules les lamentations hospitalières et corporatistes, associées à la dénonciation des réformes de l'équipe Sarkozy, tenaient lieu de discours. Peu à peu un doute s'installe. Nous avons trois atouts majeurs pour agir avec intelligence, force et sérénité : une mutation sans précédent des thérapies offrant des espaces inédits de réforme des organisations humaines et sociales. C'est une chance inespérée pour tous. En second, nous bénéficions d'une réelle disponibilité de l'opinion, des usagers et de leurs représentants (plus mûrs que les politiques et nombre de corps intermédiaires souvent), même de certains milieux professionnels. Enfin, un profond renouvellement démographique professionnel est entamé. Il peut servir de soupape pour faciliter une autre organisation des soins, de la médecine et par évidence une vraie démarche de santé.

Comme d'autres, nous pensons que la santé des Français ne peut plus se concevoir que dans un dépassement des frontières professionnelles et organisationnelles actuelles dont l'efficience décline. Tout cela n'est pas nouveau. D'autres pays que le nôtre s'engagent dans cette voie, rencontrent des obstacles mais ouvrent de fortes perspectives.

Qu'attend-on pour ouvrir ce vrai chantier de la modernité ? Des moyens supplémentaires ? Ils sont là ! Avec 12 % du PIB consacrés à la santé de ses concitoyens, soit le second niveau mondial, la France n'aurait pas les moyens d'engager cette formidable mutation ?
 
EVENEMENT
Budgets État et sécu, le tournant politique de François Hollande
Il y aura un avant et un après 28 septembre 2012. Ce jour-là, le Conseil des ministres a adopté le projet de loi de finances du Budget de l'État, accompagné du projet de loi organique de programmation des finances publiques 2012-2017. Un document dont la lecture est édifiante quant aux perspectives d'action du gouvernement pour les années à venir.
 
 
COMMENTAIRES
Il faut sauver le soldat DMP
À l'heure où certains pays font des avancées considérables en matière de dossier patient commun, comme par exemple nos cousins québécois avec le projet Oacis ou les cancérologues américains avec OncoLink, il est de bon ton, en France, de mettre en cause le DMP (dossier médical personnalisé). Remise en cause globale en raison de difficultés réelles ou supposées, remplacement d'une solution centralisée par une carte ou une clé USB personnelle, autant d'éléments portés sur la place publique, quelquefois de manière caricaturale. Il apparaît donc opportun de faire un point objectif et non polémique de la situation, afin, espérons-le, de sauver l'essentiel.
 
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