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N° 1022 - du 22 février au 7 mars 2013
  Evénement  
Hôpital 2.0 : un établissement modèle installé à Metz.
« L'hôpital doit être envisagé comme un des centres névralgiques d'un ensemble complexe » 
entretien avec Thierry Zylberberg, directeur d'Orange Healthcare.
Programme Hôpital numérique : la réforme est en marche.
  Libre propos  
« La prévention primaire doit être une priorité » entretien avec Claude Rambaud, présidente du Ciss.
  Dossier  
Arrco-Agirc, la dernière ligne droite.
  Zoom - Ils ont dit - chiffres  
  Santé  
Stratégie de santé : Jean-Marc Ayrault fixe le cap !
Soins : le coût de l'impertinence.
  Famille - Action sociale   
Défauts de paiement dans les maisons de retraite.
Cog Cnaf : le numérique accélère.
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Ville et santé.
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Edito
Pascal BEAU - Espace Social Européen
Pascal Beau
Directeur d'Espace Social Européen
 
Aux dires de Jean-Marc Ayrault, le gouvernement ne pratique ni l'austérité budgétaire et sociale ni la rigueur. Le Premier ministre énonce un nouveau concept : la gestion rigoureuse des dépenses publiques.
 
Bien entendu, nombre de commentateurs se gaussent de cette quête de syntaxe destinée à donner « des éléments de langage » positifs aux ministres et à la majorité présidentielle. La vérité des faits tranchera la question de la pertinence des mots. Il n'est pas dit d'ailleurs, au regard des faits, que le Premier ministre ait tout à fait tort, l'inverse non plus.
Le problème de la France a été un peu théorisé par Lionel Jospin en 1983 lors du plan de blocage des prix et des salaires décidé par François Mitterrand et Jacques Delors. Le principal dirigeant socialiste de l'époque déclarait que l    aa rigueur était une parenthèse, malheureusement nécessaire, dans l'histoire économique du pays, et qu'une fois ce temps difficile passé, tout redeviendrait comme avant… 30 années après, cet axiome meuble encore les esprits. Les élites politiques, à gauche mais aussi à droite, s'en servent toujours comme sésame électoral. La presse fait même état du propos d'un conseiller du Premier ministre laissant entendre que nombre de membres du gouvernement n'ont toujours pas intégré l'état réel de l'économie française…
Deux remarques. D'abord, une grande majorité de Français ne croit plus aux mots enjolivés de notre classe politique. C'est gênant parce que, sans la clarté des intentions et des projets politiques, on ne voit pas comment la confiance pourrait trouver des repères durables. Nos compatriotes ont changé. À force d'apprendre ou de subir les mauvaises nouvelles, une majorité d'entre eux a compris, comme le rappelle constamment Laurent Fabius, que nous ne vivons pas une crise mais un profond changement de monde.
La seconde remarque dépasse le contingent. Les ressorts actuels de l'économie française sont malsains en ce sens qu'une partie encore trop importante de sa dynamique dépend de la commande publique. On le voit au quotidien. Baissez les dotations d'État aux collectivités locales et le concert larmoyant des élus locaux sur les dangers du désinvestissement démarre en trombe. Un raisonnement qui vaut ailleurs. La dépense publique et sociale, soutien utile de la consommation, mais financer par un endettement excessif, dicte trop l'économie productive. Le rapport Gallois illustre cette dépendance. Pour sortir de ce cercle vicieux, le vrai défi de l'économie n'est pas tant le seul redressement des comptes que la création d'une économie et d'un social adaptés au monde contemporain. À la clé, cela veut dire des efforts considérables, beaucoup de temps, de la cohérence économique, sociale donc politique.
C'est cela que nous voudrions entendre.
 
 
Evénement
Hôpital 2.O : un établissement modèle installé à Metz
Juché sur les hauteurs de la ville, le CHR de Metz-Thionville offre une série d'innovations qui font la part belle aux nouvelles technologies. Celles-ci contribuent à transformer la prise en charge et les modes d'organisation. 
Et si l'hôpital de demain existait déjà ?
 
 
 
Interview
« L’hôpital doit être envisagé comme un des centres névralgiques d’un ensemble complexe »
Orange Healthcare a entièrement équipé le CHR « 2.0 » de Metz-Thionville et s'impose comme un précurseur dans l'application des nouvelles technologies au domaine de la santé. Entretien avec son directeur Thierry Zylberberg.  
 
Le programme Hôpital numérique va-t-il permettre une réelle mutation des établissements de santé ?
Dans ce cadre, quel est l'apport d'Orange Healthcare ?
Si l'État décide d'injecter le montant annoncé dans le programme Hôpital numérique, en tant que nouveaux crédits, il y aura un réel potentiel de transformation. Mais le problème réside surtout dans la capacité du système à avoir une vraie réflexion sur sa transformation et à gérer des projets d'une telle complexité, le nombre de parties prenantes (médecins, infirmiers, personnels administratifs, patients,…) représente aussi un frein. Le domaine de la santé numérique se trouve au confluent de l'univers de la santé et de celui des technologies de l'information. Il faut donc trouver des personnes compétentes dans ces deux spécialités, or ces profils sont rares, ce qui explique les nombreux échecs en matière d'e-santé ou de télémédecine. La croissance des données médicales est multipliée par 2 ou 3 chaque année dans le monde, alors que la population reste stable. Les technologies de l'information peuvent vraiment aider, nous avons la capacité de fluidifier les informations.
 
Comment avez-vous travaillé avec le CHR de Metz-Thionville ?
Nous avons travaillé avec le CHR dès le début du projet et nous avons fourni un ensemble de solutions. Pour construire ce nouvel hôpital, la région a repensé entièrement l'établissement à partir du parcours du patient et du branchement des différentes sources d'information. Dans notre système de santé mixte, l'hôpital doit être envisagé comme un des centres névralgiques d'un ensemble complexe comprenant les médecins de ville. La tâche est herculéenne et demande une réflexion poussée dans le moindre détail. Aujourd'hui, le système est transformé par petits bouts, les résultats obtenus ne sont donc pas toujours ceux escomptés.
 
Parmi d'autres projets, mis en place par Orange Healthcare, lesquels vous semblent particulièrement significatifs ?
L'ARS Île-de-France a lancé « Région sans film », visant à numériser l'imagerie médicale. Nous conduisons le programme, en partenariat avec General Electric, et à la fin de l'année plus de 30 hôpitaux seront connectés. Les images (IRM, scanner, etc.) sont stockées sur les serveurs d'Orange. À sa sortie de l'hôpital, le patient reçoit un code, permettant à son médecin de ville d'accéder à une version simplifiée du dossier médical. Autre exemple, à l'hôpital de Montpellier le dossier patient est hébergé sur un serveur d'Orange. Cela permet à l'établissement de se concentrer sur son c?ur de métier et, grâce à la numérisation, le médecin de ville peut accéder aux informations. L'hôpital joue alors un rôle important de noeud du réseau santé, sur son territoire. Dans le domaine de la surveillance à distance des patients, qui se développera avec la médecine ambulatoire, nos technologies permettent de récupérer l'information et de l'amener auprès d'un service de suivi (par exemple, les pacemakers et les défibrillateurs connectés).  Propos recueillis par E. G.
 
 
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