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N° 1101 - 16 décembre 2016 au 6 janvier 2017
 ÇA BOUGE ! 
 
 EVENEMENT 
 « La Cnav est désormais associée au mot « innovation », entretien avec Gérard Rivière.
 L'ACTUALITE  
 PLFSS 2017 devant le Conseil constitutionnel.
 
 CAHIER LASER 
 Médicament
« Un contrat de mandature », par Patrick Errard (Leem).
 Prévoyance
 - « L'innovation digitale, une exigence majeure », entretien avec Noël Ghanimé.
 - E-santé, la stratégie d'Harmonie.
 Famille
 Quelques actualités.
 Action sociale
 Budget de la CNSA, les réserves vont baisser.
 Santé
 Des études et rapports. 
 DIT / ECRIT
 
Edito
Pascal BEAU - Espace Social Européen
Pascal Beau
Directeur d'Espace Social Européen
 ESE ET FILLON…
Nous profitons du dernier magazine de l'année 2016 pour évoquer notre activité et votre abonnement.
Dans un contexte généralisé de régression de la presse, tant généraliste que professionnelle, Ese tient le coup. Plus encore, nous irons de l'avant. Plusieurs informations méritent votre attention: Le prix de votre abonnement ne change pas. Depuis 3 ans maintenant, nos tarifs sont stables. Un effort important en direction des abonnés, donc des lecteurs, que vous êtes. Nous tenons compte ainsi des contraintes budgétaires qui pèsent sur les politiques de documentation et d'information des organismes de santé et de protection sociale.
Disons les choses clairement : nous avons besoin du renouvellement de votre soutien. L'information est peut-être abondante, mais l'information professionnelle et l'analyse pertinente ne le sont pas. Plus encore, ESE ne traite pas les questions de santé et de protection sociale comme des sujets désincarnés. Au contraire ! Il s'agit aussi d'un débat de valeurs, d'une vision de la société et de la solidarité.
Concernant la question de votre abonnement, nous insistons sur le fait que la loi vous permet de l'imputer sur les dépenses légales de formation professionnelle. C'est votre droit. Utilisez le !
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Comme vous avez pu le constater depuis un an, la maquette d'ESE a changé. Elle s'est améliorée et modernisée. Présidentielle oblige, évidemment nous en suivrons pas à pas les projets et les débats sur les questions de santé et de protection sociale. Mais nous ferons en sorte que la parole soit davantage donnée aux acteurs de terrain en matière d'innovation. Si Paris et les grandes institutions nationales déterminent largement les politiques sociales, place doit être accordée aux réalités novatrices des régions, des départements, voire du local. La France des innovations existe et nous devons l'encourager en la valorisant.
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Dans la même veine, notre lettre électronique bénéficiera aussi d'un toilettage et deviendra, début 2017, une lettre quotidienne d'information. S'agissant de sa lecture, nous constatons cependant toujours qu'une partie de nos lecteurs n'accèdent pas au fichier, notamment les services de documentation des organismes. Pour parer à cette carence et ne pas perdre le lien d'information avec ESE, il conviendrait de nous informer d'une adresse mail plus adéquate. Ajoutons que la lettre et le magazine ne font qu'un avec votre abonnement. Autrement dit, l'accès à la lettre ESE est strictement lié à l'abonnement global.
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Autres initiatives, le site ESE sera profondément rénové. Plus lisible, plus attractif et plus interactif. En 2017, nous lancerons également, avec d'autres partenaires, un club des « jeunes dirigeants de la santé et de la protection sociale ». Pourquoi ? Parce que notre meilleure réussite tient à la transmission des savoirs et des valeurs. Nous vous tiendrons au courant. Bien entendu, nous organiserons toujours nos colloques et matinées technico-politiques sur l'ANI santé, le PLFSS, et d'autres sujets comme le management des organisations à l'aune des bouleversements numériques.
Bref, à ESE, on bouge et on compte bien secouer le « cocotier » sécu-santé !
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Un mot sur l'actualité. Comme prévu, François Fillon rétropédale sur son intention de mettre à plat les modalités de remboursement des soins médicaux courants ou du « petit risque ». En matière de santé, il y a des mots qui tuent ! « Petit risque » en est un. Le débat est très ancien. Déjà en 1979 le rapport Nora-Minc… Tout cela manque d'envergure et de bon sens. Les enjeux de santé ne se réduisent pas au rhume. Va-t-on perdre son temps sur des querelles subalternes ? Décidément, les campagnes électorales sont rarement propices aux débats intelligents.
 
L'équipe ESE vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et vous retrouve le 6 janvier 2017.   ■ Pascal Beau
 
EVENEMENT
« LA CNAV EST DESORMAIS ASSOCIEE AU MOT “INNOVATION”»
En cette fin d'année, l'actualité de la Cnav est dense : PLFSS, Cog, DSN, stratégie numérique, compte pénibilité. Son président, Gérard Rivière, nous explique comment la Caisse fait face à tous ces chantiers dans un contexte économique difficile.
 
 
LAZER MEDICAMENT
« UN CONTRAT DE MANDATURE »
 
Le 13 décembre, Les Entreprises du médicament (le Leem) réunissait près de  1300 participants,  industriels du médicament, professionnels de santé et experts, pour le second rendez-vous de Pharmacité. Le contexte est sensible : l'élection  présidentielle de mai 2017 et, en filigrane, des attentes fortes en matière de politique de santé et du médicament.
 
Ouvrant les débats, Patrick Errard, président du Leem, ne cachait pas son scepticisme quand à la manière dont les politiques s'emparent des questions de santé. «  Il ne faudrait pas que les enjeux de santé soient abordés par le petit bout de la lorgnette… Le rhume est-il un sujet prioritaire ? La question de la couverture du petit risque mérite, certes, une clarification. Ne serait-ce que parce que cette notion n'est pas universelle. La grippe est une pathologie labile. Elle ne représente pas la même chose pour le patient en bonne santé et le patient atteint d'asthme. Si, comme beaucoup, nous souhaitons une clarification de la part des candidats, les grandes priorités sont évidemment plus stratégiques.
Il faut répondre, prendre en compte, dynamiser le système, eu égard aux trois révolutions majeures que sont les technologies, les dynamiques thérapeutiques et leur impact sur l'organisation des soins, la révolution sociétale et l'économie de santé en plein bouleversement. Il est urgent de donner un sens au système de santé et de soins. C'est pourquoi, avec d'autres, nous avons créé un collectif santé dont la vocation est de s'élargir et de poursuivre son action dans la durée. Il ne saurait y avoir de réforme de santé sans vision programmatique sur les cinq années à venir. L'essentiel pour nous est d'obtenir des pouvoirs publics un pacte de mandature autour de trois grands objectifs.
- La garantie d'un accès aux soins par une recherche clinique rigoureuse, mais simplifiée et rapide. Les patients français ne peuvent attendre plus que de raison l'accès aux innovations d'où l'impératif d'anticiper celles-ci et de recentrer les ATU et RTU* sur leurs objectifs. L'évaluation des produits de santé doit aussi évoluer pour davantage de continuité. L'accès aux données de santé est une clé pour l'avenir de la R & D.
- Il faut réconcilier la maitrise des dépenses et l'attractivité industrielle. Nous sommes le seul pays de l'UE à faire de la croissance négative de notre industrie une règle d'avenir… Six priorités donc ; la mutation de notre production nationale vers les biotechnologies par une logique de filière (la chimie reste nécessaire), le développement de la bioproduction, le maillage territorial entre biotech et grandes entreprises et notre vocation exportatrice.
Restaurer l'attractivité du territoire par une politique d'investissement en santé requiert une fiscalité adaptée et non punitive. La régulation des dépenses doit être attractive au travers d'une loi quinquennale des PLFSS et en dégageant des marges de manœuvre au sein de l'enveloppe médicament. Enfin, il faut une politique équilibrée de prix et de financement de l'innovation thérapeutique, notamment par la voie conventionnelle – et non pas unilatérale par le biais d'instruction ministérielle.
- Il faut, en outre, rendre au modèle français son efficacité et sa cohérence en adoptant quatre voies d'action : le pacte de mandature déjà mentionné liant l'État et les industriels ; la quête permanente de simplification et de stabilité de l'environnement normatif, fiscal en particulier ; l'efficience de la chaîne administrative doit être recherchée en réduisant la complexité des règles, en améliorant le cadre de l'expertise dévalorisée, et en intervenant sur l'environnement européen par une vraie implication de la France à l'Emea (Europe-Middle East-Africa).
Trois objectifs donc pour viser l'excellence nationale. Le secteur pharmaceutique est une chance pour le progrès, les patients, la santé, l'économie. Ses atouts doivent être mis au service d'une politique ambitieuse ».       Propos recueillis par Pascal Beau
 
 
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