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N° 1102 - Du 7 au 20 janvier 2017
 ÇA BOUGE ! 
 
 L'EVENEMENT 
 2017 "Annus horribilis" ?
 
 L'ACTUALITE 
 Ce qui a changé le 1er janvier
 
 CAHIER LASER 
 Europe
  Soins à domicile : « Buurtzorg » hollandais.
 Assurance maladie
 Année chargée pour l'assurance maladie.
 Prévoyance
 Les chantiers des Ocam.
 Famille
 Nombreux rendez-vous.
 Action sociale
 Quels chantiers ?
 Prévoyance
 MNH : « Priorité à une politique de services », entretien avec Gérard Vuidepot.
 
 Dit/Écrit
 
Edito
Pascal BEAU - Espace Social Européen
Pascal Beau
Directeur d'Espace Social Européen
QU'ILS SE TAISENT !
 
Pourquoi le cacher, la lecture des programmes sécu-santé des principaux candidats à la primaire socialiste nous a atterrés !
Entre Peillon et Montebourg qui prônent la création d'une mutuelle publique à 10 € par mois, qui existe déjà et s'appelle le Fonds CMU-C et l'ACS financés par les Ocam, et Manuel Valls qui revendique un 100% sécu sur les soins de ville, qui correspondrait à l'extinction des assurances complémentaires, mutualistes notamment, on est partagé entre rire et colère.
Manuel Valls oublie manifestement qu'en juin 2016, Premier ministre, il était venu à une assemblée de la Mutualité française, déjà malmenée par la politique de Marisol Touraine, pour saluer ses « amis mutualistes » et l'action d'Étienne Caniard, président de la FNMF sur le départ. Cynisme, incompétence, quête d'une virginité de gauche avec un tout État social ; chacun fera son choix. Paradoxe parmi d'autres, seuls le Front national et François Fillon veulent encourager la place des complémentaires, bien que pour des motifs pas forcément partagés par tout le monde…Bref, le constat est général : les politiques sont plutôt nuls en santé et protection sociale à force de vouloir tout étatiser en caricaturant les réalités.
Au fond, la haute administration française méprise la société civile et ses représentations économiques et sociales. S'ajoute à cela, une forme d'alliance de classe entre les dirigeants du pays et le monde de la grande économie, de l'assurance en particulier, peuplé de « pantouflards » issus des grandes écoles. Bref, entre énarques, on se comprend.
Dans un contexte de mutations économiques et technologiques majeures, dans une société en crise et en mutation, ces attitudes produisent des effets mortifères pour la démocratie et le dynamisme économique. En outre, tout cela laisse des traces dans l'opinion. Les agressions permanentes contre les libertés et les acteurs économiques, qui composent une partie de la réalité sociale du terrain et de l'économie du pays deviennent insupportables.
Certes, nous devons évoluer, nous adapter à un monde nouveau, accepter des contraintes d'intérêt général dans nos comportements privés. Mais, comme dirait le philosophe « que l'État et les politiques cessent de nous (ennuyer) à tout bout de champ » car ce sont eux le problème ! Bonne année à tous ! Pascal Beau
 
L'EVENEMENT
2017« Annus horribilis »?
La nouvelle année s'annonce certainement à risques. Élections nationales pouvant donner lieu à des crises politiques majeures, incertitudes économiques et tensions sociales possibles, projets de réformes santé, sécu et retraite controversés en France. Explications.
 
 
LAZER PREVOYANCE
« PRIORITE A UNE POLITIQUE DE SERVICES »
 Entretien avec Gérard Vuidepot, président de la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH) qui revient sur le projet stratégique de la mutuelle, en particulier sa politique d'acquisition dynamique et diversifiée.
 
Quel est votre projet stratégique et quelles sont vos ambitions pour 2017 ?
Après des essais d'ouverture à d'autres populations, nous nous sommes recentrés sur les professionnels de santé, au sens très large. Notre périmètre concerne à la fois les salariés de droit public, de droit privé avec les contrats collectifs, et les libéraux. Nous couvrons les champs sanitaire, social et médico-social. Pour 2017, nous voulons consolider notre place dans les établissements publics, poursuivre notre progression dans les établissements privés et élargir vers les professionnels libéraux. Pour mettre des moyens au service de notre stratégie, nous avons décidé d'utiliser nos actifs. La MNH a donc acquis des sociétés gérant des services pour tous les professionnels de santé : personnes physiques (adhérents ou prospects) et personnes morales (établissements de santé, sociaux, médicosociaux). Nous avons commencé il y a trois ans, notre stratégie est claire, tracée, et se poursuivra en 2017.
 
Pourquoi avoir acquis plus particulièrement des médias professionnels ?
L'objet n'est pas de mettre la main sur une ligne éditoriale, mais de mettre des outils de communication à disposition des professionnels de santé. Notre groupe de presse comprend Le Quotidien du Médecin, Le Quotidien du Pharmacien, Le Généraliste, Décision Santé, La Revue du visiteur médical, et Hospimedia. Nous restons donc dans le domaine de la santé, et cela rejoint l'acquisition l'année dernière du groupe Izeos (infirmier.com, aide-soignant.com) qui gère l'information professionnelle, de la formation, du e-learning, et des bourses d'emplois.
 
Vous avez aussi lancé un vaste projet immobilier au Mans (Sarthe) …
Notre stratégie d'acquisition comprend des réalisations sanitaires et sociales. Exemple type : les crèches en établissements, dont la gestion est souvent externalisée. Nous agissons en construction (comme au Mans) ou en réhabilitation, avec plus de 80 projets en gestation. Nous nous finançons par des loyers, avec des modèles économiques sur 15-20 ans dans une optique de partenariat et d'accompagnement des établissements. Au Mans, nous avons aussi des réalisations en matière de logement. Le succès a été rapide avec un taux d'occupation de 90% avant l'inauguration. Ces appartements s'adressent aux familles monoparentales ; aux jeunes médecins, le temps de trouver un domicile ; ou pour une durée limitée à des populations « spécifiques » comme les infirmiers ou les manipulateurs radio rencontrant des difficultés à s'installer. Nous sommes toujours dans une politique de service, pour les adhérents et l'institution hospitalière.
 
Après l'échec de la constitution d'une union mutualiste de groupe (UMG) avec le groupe Pasteur Mutualité, envisagez-vous d'autres rapprochements ?
Dans l'immédiat non. Notre tentative de rapprochement avec ce groupe a effectivement avorté, constituer une UMG est compliqué. Nous sommes en train de structurer toute notre organisation politique et opérationnelle, nous avons donc beaucoup de choses à gérer. La MNH a également pris une position majoritaire à la banque française mutualiste (BFM) à 53%. Nous proposons donc à nos adhérents et aux établissements des produits santé, prévoyance, bancaires, et un ensemble de services.
 
Concernant votre offre, quelle est votre approche ?
Nous sommes également dans une phase d'examen de nos garanties. Le prix reste le facteur déterminant. L'offre doit donc répondre aux besoins et s'adapter au budget, tout en proposant dans le bloc de garanties des services annexes adaptés. Mais notre approche est plutôt celle d'une offre allant au-delà d'une satisfaction des besoins a minima.
 
La MNH a-t-elle été touchée par l'Ani santé ?
Les populations hospitalières sont majoritairement féminines, et les conjoints travaillant dans un milieu privé ont accès à une offre « couple » ou « famille ». Nous avons été touchés par l'Ani, mais moins que ce nous avions anticipé. Notre effectif se stabilise grâce à notre diversification de produits à la fois en  santé et en prévoyance.
• Propos recueillis par Émilie Guédé
 
chiffres clés *
1,1 million de personnes protégées
 *
800 établissements sanitaires, sociaux et médicosociaux couverts
*
10 000 professionnels de santé libéraux
*
1,1 Md € de CA
*
 
 
 
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