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Plus de quatre bénéficiaires du RSA en emploi non salarié sur cinq sont micro-entrepreneurs

La Drees a publié hier une nouvelle étude consacrée aux bénéficiaires du RSA exerçant une activité non salariée, dont la part a triplé en une quinzaine d’années.

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Entre fin 2006 et fin 2022, la part des bénéficiaires du RSA en emploi non salarié est passée de 2,5 % à 7,6 %. Dès lors, la part des non-salariés parmi les bénéficiaires en emploi a grimpé d’environ un sixième fin 2006 à plus d’un tiers fin 2022. Cette progression est notamment liée au fort développement du statut de micro-entrepreneur. La part des micro-entrepreneurs parmi les bénéficiaires du RSA en emploi non salarié n’a cessé d’augmenter depuis sa création, passant de 26 % fin 2009 à 85 % fin 2022. Les hommes ont un taux d’emploi non salarié deux fois plus élevé que les femmes (10 % contre 5,1 %).

La rémunération des bénéficiaires non-salariés apparaît très faible. En 2022, un sur deux a gagné moins de 92 € par mois au titre de son activité principale et trois sur quatre moins de 250 €. «Ces niveaux de rémunération sont très inférieurs à ceux de l’ensemble des non-salariés parmi lesquels un sur deux a gagné moins de 932 € par mois et trois sur quatre moins de 2 721€», souligne la Drees.

Le taux de sortie du RSA s’avère par ailleurs «à peine plus élevé» pour les non-salariés que pour les bénéficiaires sans emploi. Ainsi, les bénéficiaires dans cette situation fin 2019 sont 25 % à ne plus percevoir la prestation fin 2020, contre 18 % pour ceux sans emploi et 45 % pour ceux en emploi salarié. Et presque un bénéficiaire non salarié sur cinq perçoit le RSA les dix années suivantes.

Les nouveaux bénéficiaires sont plus nombreux à effectuer des sorties du RSA dès l’année suivante. Ce constat est d’autant plus vrai pour ceux ayant récemment lancé leur activité non salariée (soit depuis moins d’un an) : 32 % sortent sans retour du RSA dans l’année qui suit leur entrée dans la prestation, contre 22 % pour les personnes qui exerçaient déjà une activité un an auparavant.


Photo : Philippe Chagnon / Cocktail Santé

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