Dans un contexte de grande tension dans le monde agricole, la CCMSA a tenu son traditionnel point presse de rentrée. L’occasion de réaffirmer sa mission d’accompagnement de ses adhérents particulièrement touchés par les événements estivaux.
«À l’image de ce qui s’est passé cet été, avec la sécheresse et les canicules, l’agriculture française traverse une zone de turbulence structurelle. Ce que nous connaissons dépasse les crises conjoncturelles que nous avons connu auparavant». Pour le président de la CCMSA, Jean François Fruttero, la priorité s’orientera plus que jamais sur «l’accompagnement et au soutien» des différentes filières du secteur agricole. Une démarche d’appui qui a commencé au plus fort de la période estivale avec la «mobilisation totale» des 35 caisses du réseau au travers de l’accompagnement social, du relogement d’urgence, d’aides à l’étalement du paiement des cotisations, de mise en place de cellules de soutien aux assurés sociaux. Dans le cadre de ces actions, la branche agricole s’appuie à la fois sur son réseau partenaire, mais également, sur un appui gouvernemental dans le cadre du plan CASI (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendies) porté par la ministre de l’Agriculture.
Plusieurs indicateurs matérialisent ce sentiment de mal-être du secteur à l’image de «la hausse du nombre d’appels de 32 % sur la plateforme Agri’écoute depuis le début de l’année contre 17 % de croissance en rythme annuel», précise Anne-Laure Torresin, DG de la CCMSA. Pis, «on constate que les agriculteurs, qui nous contactent, présentent globalement des profils de plus grande détresse qu’auparavant». En parallèle, le dispositif d’aide au répit a accompagné plus de 6 000 personnes pour un budget de 7 Ms €. Dans ce contexte, «nos assurés attendent du “faire face ensemble” de notre part», indique le président Fruttero. En cela, les démarches d’«aller vers» vont continuer d’être accentuées autour d’un ciblage prioritaire des profils à risque. L’objectif de 200 000 contacts sortants a été fixé d’ici la fin de l’année, contre 20 000 réalisés l’an dernier. D’autres outils, en vue de soulager les exploitants en difficulté financière ou d’assurer le maintien de leurs activités, seront également mobilisés.
En parallèle de cette actualité, la CCMSA a présenté les contours de la nouvelle convention d’objectifs et de gestion (COG) pour la période 2026-2030. Celle-ci se structure autour de quatre axes : simplification des démarches et information de l’adhérent, besoin de proximité, renforcer la prévention et l’accompagnement des crises et, la modernisation des outils et procédures internes à la MSA. «Notre objectif était de préserver les forces du modèle du guichet unique tout en obtenant les moyens d’améliorer l’efficience de notre action», indique le président de la CCMSA. Sur le budget global de 6 Mds € prévu dans le cadre de cette convention, on notera notamment une hausse de 50 % des crédits consacrés au mal être agricole dans le cadre d’une enveloppe annuelle dédiée à la prévention dépassant les 170 Ms € (elle-même en progression de 6 %) ainsi qu’une augmentation de 26 % de l’enveloppe dédiée aux investissements SI en vue de moderniser les outils numériques et la sécurisation des données. Malgré tout, la CCMSA devra «rendre» près de 500 ETP sur la période. Un chiffre correspondant à environ 5 % des effectifs du régime.
Enfin, à quelques heures de la présentation du PLFSS 2027, la CCMSA rappelle qu’elle a formulé plusieurs propositions de mesure en vue d’améliorer l’accompagnement de ses adhérents. Elles portent notamment sur l’extension du bénéfice de l’allocation journalière parentale et du proche aidant aux exploitants ainsi que l’exonération du délai de carence pour les arrêts de travail liés à l’endométriose actuellement fixé à 3 jours.






