Mois sans tabac revient pour sa 11e édition à partir du 1er novembre. Cette campagne nationale s’inscrit dans la stratégie contre les addictions portée par le ministère de la Santé et Santé publique France, en partenariat avec l’Assurance Maladie.
L’opération Mois sans tabac a rassemblé 2,5 millions de participants, depuis sa création en 2016. Et plus de 117 000 inscriptions sont recensées pour l’année dernière. Première cause de décès évitable en France, le tabac a été responsable de plus de 68 000 morts en 2023, dont environ 39 000 suite à un cancer. Le tabac augmente le risque de maladies cardiovasculaires (infarctus, hypertension artérielle, etc.), métaboliques (diabète de type 2), digestives (ulcère, maladie de Crohn, etc.) et infectieuses (bronchite, pneumonie, etc.). «Même une faible consommation présente des risques pour la santé : il n’existe pas de seuil au-dessous duquel fumer soit sans danger», rappelle l’Assurance Maladie.
Depuis le lancement du premier Programme national de réduction du tabagisme, en 2014, le nombre de fumeurs quotidiens de 18 à 75 ans a diminué de 4 millions. Leur proportion est ainsi passée de 28,6% à 18,2%, en une décennie, selon Santé publique France. Et alors que plus d’un fumeur quotidien sur deux souhaite mettre un terme à sa consommation de tabac, 30 jours sans fumer multiplie par 5 les chances d’arrêter définitivement. Chaque participant bénéficie d’un kit d’aide à l’arrêt avec un programme de 40 jours ; d’une consultation téléphonique gratuite (au 39 89) avec un tabacologue pour définir un plan d’action ; d’un coaching personnalisé par l’application Tabac info service ; d’une bibliothèque de contenus ; ainsi que d’une communauté d’entraide et de soutien sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Tiktok). En outre, 17 réseaux régionaux ou locaux permettent de suivre Mois sans tabac dans les territoires. Lors de la précédente édition, 1,9 million de visites ont été décomptées sur le site dédié, ainsi que 11 465 appels au 39 89.
L’Assurance Maladie rappelle que certains professionnels de santé (médecins, y compris du travail, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes) peuvent prescrire des traitements nicotiniques de substitution. Ces produits sont remboursés sur prescription à 65 % par l’AMO.






